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	<title>Archives des Lilly Wood &amp; The Prick - singulier magazine</title>
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	<title>Archives des Lilly Wood &amp; The Prick - singulier magazine</title>
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		<title>Lilly Wood &#038; The Prick : des retrouvailles à côté de leur promesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Piraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 14:45:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Live]]></category>
		<category><![CDATA[Lilly Wood & The Prick]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y avait, samedi dernier, au Rocher de Palmer près de Bordeaux, cette attente dense, presque silencieuse, qui précède les retours que l’on a idéalisés. Cinq années sans scène, un nouvel album, Christina, venu rappeler avec une justesse rare que Lilly Wood &#38; The Prick n’avait rien perdu de sa pertinence, bien au contraire. Sur&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://www.singuliermagazine.fr/critique/lilly-wood-and-the-prick-des-retrouvailles-a-cote-de-leur-promesse/">Lilly Wood &#038; The Prick : des retrouvailles à côté de leur promesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.singuliermagazine.fr">singulier magazine</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Il y avait, samedi dernier, au Rocher de Palmer près de Bordeaux, cette attente dense, presque silencieuse, qui précède les retours que l’on a idéalisés. Cinq années sans scène, <a href="https://www.singuliermagazine.fr/critique/christina-la-renaissance-eclatante-de-lilly-wood-and-the-prick/">un nouvel album, <em>Christina</em></a>, venu rappeler avec une justesse rare que Lilly Wood &amp; The Prick n’avait rien perdu de sa pertinence, bien au contraire. Sur disque, le duo semblait s’être réconcilié avec lui-même, apaisé les tensions à l&rsquo;origine d&rsquo;une séparation temporaire, pour en faire une matière artistique. Sur scène, on attendait la prolongation de ce sentiment. Ce ne sera pas tout à fait le cas.</p></blockquote>
<p>Le décor donne le ton : une esthétique sombre, presque étouffée, où un rideau aux fragments de verre et deux plateformes recouvertes de draps blancs peinent à structurer un véritable espace scénique. Les artistes s’y déplacent peu, s’y installent souvent, comme si la scénographie, au lieu d’accompagner le propos, le retenait. Très vite, une sensation d’immobilité s’installe, renforcée par une mise en scène qui tourne en boucle, sans montée ni respiration.</p>
<p>Mais ce qui trouble réellement, c’est ce qui se joue entre eux. Nili Hadida et Benjamin Cotto semblent évoluer sur deux lignes parallèles qui ne se croisent presque jamais. Elle tente, régulièrement, de créer du lien : un regard, une adresse, une question lancée au détour d’un morceau. Lui reste en retrait, presque fermé, répond à peine, sans sourire, sans véritable présence. À un moment, elle lui demande simplement « <em>Comment ça va Benjamin ?</em> » ; la réponse, brève, distante, laisse flotter un silence étrange. Ce n’est plus seulement une absence de complicité : c’est une tension perceptible, persistante, qui finit par s’imposer au regard du public. Dès lors, l’écoute change. On ne se laisse plus porter totalement par la musique, on observe. On cherche des signes, des accroches, une étincelle qui ne vient pas. Et c’est sans doute là que le concert bascule : dans cette impossibilité à faire oublier ce qui se joue en coulisses.</p>
<p>Musicalement, la frustration s’ajoute à ce trouble diffus. Le concert, ramassé en à peine une heure quinze, donne une impression d’inachevé. Là où l’on attendait un déploiement du nouvel album, plusieurs excellents titres de <em>Christina</em> manquent, comme si le groupe n’osait pas encore pleinement défendre ce virage pourtant réussi. Sur ceux qui sont joués, le décalage est parfois sensible : certaines chansons sont abaissées d’un ton, perdant en tension ce qu’elles gagnaient sur disque en intensité. La voix de Nili Hadida, si maîtrisée et habitée sur l’album, laisse apparaître ici des fragilités, voir même quelques faussetés qui désarçonnent. Pourtant, tout n’est pas à rejeter. Lorsque résonnent « Down the Drain », « Shadows », « Hey It’s OK », ou encore « Prayer in C », quelque chose du lien originel refait surface. Ces morceaux rappellent la capacité du duo à créer une émotion immédiate, une mélancolie accessible, presque universelle. Mais même ces instants-là semblent contenus, comme empêchés de pleinement éclore dans un cadre trop contraint.</p>
<p>La soirée, il faut le dire, avait été mal engagée. La première partie assurée par Judy Bloom avait laissé la salle froide, désorientée, face à une proposition encore trop amateur, nonchalante, presque désinvolte. L’arrivée du duo devait relancer la dynamique. Elle n’en sera qu’un rattrapage partiel.</p>
<p>Et puis il y a cette fin abrupte. « Prayer in C » vient clore le concert comme une évidence, mais sans véritable montée, sans respiration finale. Un « <em>Merci beaucoup</em> » rapide, presque expédié, et les lumières se rallument. Pas de rappel digne de ce nom, pas de prolongement, comme si le concert s’arrêtait avant d’avoir atteint son point d’équilibre. Le public reste suspendu, légèrement décontenancé, avec cette sensation tenace d’être resté à la porte de quelque chose. C’est peut-être là que réside la plus grande déception. <em>Christina</em> portait en lui l’idée d’une réconciliation, d’une maturité nouvelle, d’un duo capable de transformer ses failles en force. Sur scène, ces failles réapparaissent, sans être transcendées. Elles restent visibles, presque envahissantes.</p>
<blockquote><p>Ces retrouvailles avaient tout pour être un moment fort, nécessaire même. Elles laissent au contraire une impression d’inabouti, comme si le groupe n’avait pas encore trouvé la manière d’habiter pleinement ce qu’il est redevenu. Et c’est précisément parce que l’on sait de quoi Lilly Wood &amp; The Prick est capable que cette déception résonne avec autant de force.</p></blockquote>
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		<title>« Christina » : la renaissance éclatante de Lilly Wood &#038; The Prick</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Piraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 07:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Album]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Lilly Wood & The Prick]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vingt ans après être entrés dans nos vies sans fracas, presque à pas feutrés, Lilly Wood &#38; The Prick signe avec Christina bien davantage qu’un retour discographique. L’album agit comme une mise à nu tardive et nécessaire : celle d’un duo qui accepte enfin l’ensemble de son histoire — ses silences, ses vertiges, ses malentendus&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://www.singuliermagazine.fr/critique/christina-la-renaissance-eclatante-de-lilly-wood-and-the-prick/">« Christina » : la renaissance éclatante de Lilly Wood &#038; The Prick</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.singuliermagazine.fr">singulier magazine</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Vingt ans après être entrés dans nos vies sans fracas, presque à pas feutrés, Lilly Wood &amp; The Prick signe avec <em>Christina</em> bien davantage qu’un retour discographique. L’album agit comme une mise à nu tardive et nécessaire : celle d’un duo qui accepte enfin l’ensemble de son histoire — ses silences, ses vertiges, ses malentendus — pour en faire une matière artistique pleinement assumée. À l’heure des come-backs calculés et des nostalgies opportunistes, Lilly Wood &amp; The Prick choisit une autre voie : celle de la quête intérieure, du recentrage, et d’une pop adulte qui ne cherche plus à séduire à tout prix. Un disque qui s’impose par sa fluidité et son souffle continu.</p></blockquote>
<p>Depuis 2006, Nili Hadida et Benjamin Cotto avancent ensemble comme on traverse le temps : avec des élans, des doutes, et cette amitié fragile mais tenace qui tient lieu de boussole. Leurs débuts étaient marqués par une pop folk nuancée, presque timide, portée par une écriture directe et une voix déjà singulière. Puis est venu le séisme « Prayer in C », propulsé en phénomène mondial par Robin Schulz. Un succès aussi vertigineux qu’ambigu, qui a longtemps redéfini leur image malgré eux, éclipsant parfois la subtilité de leur démarche initiale.</p>
<p><em>Christina</em> prend acte de cette histoire. L’album ne cherche ni à la corriger ni à l’effacer : il l’intègre. Musicalement, le disque assume un virage électro-pop franc, lumineux, parfois sombre, souvent tendu, où la guitare continue de dialoguer avec des boîtes à rythmes nerveuses et des synthés ciselés. La collaboration avec Myd agit ici comme un révélateur : il ne lisse pas le duo, il le met en tension. <em>Christina</em> avance par pulsations, par contrastes, alternant énergie électrique et mélancolie sourde, comme si chaque morceau cherchait à capturer un équilibre instable entre contrôle et lâcher-prise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="flex-video widescreen youtube" data-plyr-embed-id="3K9hPBQ4i2o" data-plyr-provider="youtube"><iframe title="Lilly Wood &amp; The Prick - Christina (feat. Myd)  [Official video]" width="1170" height="878" src="https://www.youtube.com/embed/3K9hPBQ4i2o?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce qui frappe surtout, c’est l’évolution de la voix de Nili Hadida. Plus dépouillée, plus frontale, débarrassée de tout artifice superflu, elle semble enfin trouver son écrin naturel. Là où la jeunesse pousse parfois à surjouer, <em>Christina</em> choisit la retenue et la justesse. La voix ne cherche plus à incarner un personnage : elle est. Elle traverse l’album avec une assurance tranquille, acceptant sa gravité, ses obsessions — la mort, le temps, la beauté, l’effritement — sans jamais sombrer dans le pathos. Des titres comme « Blood Bath » ou « Swear » rappellent que la tristesse peut être une force, à condition de la regarder en face.</p>
<p>L’album est aussi traversé par une réflexion rare sur l’amitié et la durée. À un âge où l’on parle plus volontiers d’amour ou de rupture, Lilly Wood &amp; The Prick ose interroger ce lien impalpable mais fondamental qui unit deux artistes depuis deux décennies. <em>Christina</em> devient alors un disque de fidélité : fidélité à une relation, à une exigence, à une manière lente et parfois douloureuse de faire de la musique. Le temps, ici, n’est pas un ennemi mais une matière première. Chaque chanson semble polie, retravaillée, éprouvée, jusqu’à trouver sa forme juste.</p>
<p>Cette renaissance discographique trouve naturellement son prolongement sur scène. La tournée qui s’ouvre au printemps 2026 — de Besançon au Trianon à Paris, en passant par de nombreuses villes françaises et européennes — s’annonce comme un moment clé. Car la scène reste ce lieu paradoxal où le trac frôle la nausée avant de se transformer en euphorie pure. Là où tout est violent et salvateur à la fois. Lilly Wood &amp; The Prick y retrouve ce pour quoi il existe vraiment : le partage immédiat, l’émotion brute, l’instant suspendu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="deezer-widget" src="https://widget.deezer.com/widget/light/album/852252772" width="100%" height="300" frameborder="0"></iframe></p>
<blockquote><p>En définitive, <em>Christina</em> n’est ni un album anniversaire ni une simple remise en circulation d’un nom connu. C’est un disque de repositionnement, presque de réconciliation avec soi-même. Un album qui affirme qu’il est possible, après vingt ans, de se redéfinir sans se renier, de regarder son passé sans nostalgie, et d’avancer sans masque. Lilly Wood &amp; The Prick n’a jamais été aussi juste, aussi libre, aussi nécessaire. <em>Christina</em> en est la preuve : une pop mature, vibrante, humaine, qui préfère la vérité au spectaculaire — et qui, paradoxalement, en devient encore plus lumineuse. 2026 tient son premier grand cru discographique de l&rsquo;année !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6>Nouvel album <em>Christina</em> maintenant disponible — Lilly Wood &amp; The Prick sera en tournée dans toute la France dès le mois de mars 2026, notamment le 1er avril 2026 à La Cigale de Paris (COMPLET) et les 27 &amp; 28 novembre 2026 au Trianon de Paris. Réservations en points de vente habituels.</h6>
</blockquote>
<p>L’article <a href="https://www.singuliermagazine.fr/critique/christina-la-renaissance-eclatante-de-lilly-wood-and-the-prick/">« Christina » : la renaissance éclatante de Lilly Wood &#038; The Prick</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.singuliermagazine.fr">singulier magazine</a>.</p>
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