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	<title>Archives des Yodelice - singulier magazine</title>
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	<title>Archives des Yodelice - singulier magazine</title>
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		<title>Yodelice : seul en scène dans un décor de chambre anéchoïque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Piraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 07:00:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a chez Yodelice quelque chose de profondément insaisissable. Depuis plus de vingt ans, Maxime Nucci traverse la musique française comme un électron libre — auteur, compositeur, producteur, réalisateur, parfois acteur — refusant les lignes droites et les cases trop étroites. Après avoir œuvré pour les autres, il se révèle en 2009 sous un&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Il y a chez Yodelice quelque chose de profondément insaisissable. Depuis plus de vingt ans, Maxime Nucci traverse la musique française comme un électron libre — auteur, compositeur, producteur, réalisateur, parfois acteur — refusant les lignes droites et les cases trop étroites. Après avoir œuvré pour les autres, il se révèle en 2009 sous un nom venu d’ailleurs : Yodelice, mi-ombre, mi-lumière. Son premier album, <em>Tree of Life</em>, impose un folk habité et une élégance mélancolique qui lui valent une Victoire de la musique en 2010. Puis, le silence. Nucci préfère la mue à la répétition : il compose pour les autres, expérimente les textures, cherche un son plus viscéral. En 2024, il revient, plus brut, plus libre, plus vibrant. Portrait d’un artiste qui fait du temps son meilleur instrument.</p></blockquote>
<p>On l’avait connu il y a plus d’une décennie sous la lumière tamisée d’un folk habité. C’était <em>Tree of Life</em> (2009), un premier album dont la grâce brute avait révélé Maxime Nucci sous le nom de Yodelice, et que les Victoires de la musique avaient couronné en 2010 du prix Révélation. Une écriture fine, des mélodies suspendues, un goût pour l’élégance mélancolique : à l’époque, Yodelice incarnait une forme d’équilibre entre chanson, pop et introspection. Puis, le silence — ou du moins, la discrétion.</p>
<p>Il rompt le silence en 2022 avec <em>The Circle</em>, puis encore plus fort en 2024 avec <em>What&rsquo;s The Cure?</em>. L&rsquo;artiste s&rsquo;est mué, et le choc est total. Son nouvel album, prélude à la tournée « Psycho Fuzz Tour » en passe de s&rsquo;achever, marque une évolution spectaculaire. Là où son folk d’origine invitait à la contemplation, sa nouvelle matière est traversée d’électricité. Yodelice s’y montre protéiforme, hybride, plus libre que jamais. Ce retour, c’est celui d’un artiste qui a décidé de ne plus choisir : guitares saturées, boîtes à rythmes, synthétiseurs analogiques et textures électroniques s’y entrelacent dans une transe maîtrisée. Le résultat ? Une proposition scénique et sonore que lui seul pouvait imaginer : un Machine-A-Billy, quelque part entre la moiteur du rock, la précision du son électro et la sensualité d’un laboratoire introspectif.</p>
<p>Sur scène, Yodelice apparaît seul, dans un décor de chambre anéchoïque — ce lieu où le son se perd, se décompose, devient presque organique. Autour de lui : ses machines, sa guitare, ses effets. Il n’a plus besoin d’un groupe ; il est le groupe, le chef d’orchestre et l’ingénieur du chaos. Cette solitude scénique n’a rien d’un retrait : elle est une reconquête. Elle dit le désir d’un artiste de reprendre possession de sa matière, d’en être le cœur battant. Et cette intensité trouve son écrin dans une scénographie signée Pierre Claude (Air, Phoenix, Gesaffelstein…) : un univers rétro-futuriste où la lumière devient un instrument à part entière, prolongeant chaque vibration du son, chaque éclat du geste.</p>
<p>Ce que Yodelice fabrique avec ce « Psycho Fuzz Tour », c’est une forme d’équilibre entre rage et émotion, entre technique et vertige. Il explore la frontière poreuse entre le rock et l’électronique, sans jamais céder à la froideur ou à la démonstration. Derrière les beats, il y a toujours le cœur ; derrière la machine, le souffle. Ce qu’il met en scène, c’est l’homme moderne face à son double numérique, la chair qui résiste à la perfection du logiciel. Cette tournée, qui vient de traverser les festivals de l’été et la province, se terminera en apothéose avec un ultime rendez-vous à l’Olympia de Paris le 6 mai 2026 (déjà presque complet). Une expérience sensorielle où l’artiste ne joue pas seulement de la musique, mais du silence, de la tension, de la lumière. Chaque performance devient un espace où la fragilité et la puissance se confondent, où le spectateur est invité à lâcher prise.</p>
<blockquote><p>Yodelice revient donc non pas en héritier de son passé, mais en bâtisseur d’un présent neuf. Là où tant d’artistes s’épuisent à rejouer leurs formules, lui invente la sienne, à la croisée du rock, de l’électro et de la performance plastique. Psycho Fuzz n’est pas un simple concert, c’est un manifeste : celui d’un artiste qui refuse de se figer, qui fait de la métamorphose un art de vivre. Et si <em>Tree of Life</em> chantait la sève et la naissance, <em>What&rsquo;s The Cure?</em> est son écho électrique : un battement de cœur sous tension, une preuve que la liberté, en musique, reste l’unique boussole des créateurs singuliers.</p></blockquote>
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<p>&nbsp;</p>
<h6>Album <em>What&rsquo;s The Cure?</em> disponible — Ultime concert prévue à l&rsquo;Olympia de Paris le 6 mai 2026 (quota restreint). Réservations en points de vente habituels.</h6>
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