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	<title>Archives des Tame Impala - singulier magazine</title>
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	<title>Archives des Tame Impala - singulier magazine</title>
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		<title>« Deadbeat » de Tame Impala : l’éclat d’un solitaire en perte d’équilibre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Piraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 10:21:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Album]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kevin Parker a toujours donné l’impression d’être en avance d’un monde. Il a longtemps incarné la promesse de la pop totale : un homme seul derrière un projet tentaculaire, capable de faire dialoguer John Lennon et Daft Punk, Pink Floyd et Dua Lipa. Mais à force de courir devant son époque, on finit parfois par&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://www.singuliermagazine.fr/critique/deadbeat-de-tame-impala-l-eclat-d-un-solitaire-en-perte-dequilibre/">« Deadbeat » de Tame Impala : l’éclat d’un solitaire en perte d’équilibre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.singuliermagazine.fr">singulier magazine</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Kevin Parker a toujours donné l’impression d’être en avance d’un monde. Il a longtemps incarné la promesse de la pop totale : un homme seul derrière un projet tentaculaire, capable de faire dialoguer John Lennon et Daft Punk, Pink Floyd et Dua Lipa. Mais à force de courir devant son époque, on finit parfois par s’y perdre. Avec <em>Deadbeat</em>, cinquième album de Tame Impala, Kevin Parker signe son disque le plus paradoxal : à la fois viscéralement libre et assez vide, vibrant et désincarné. Un projet où la transe tourne en rond, comme un stroboscope en panne.</p></blockquote>
<p>Depuis quinze ans, Kevin Parker construit un mythe à contretemps. Celui d’un homme seul derrière un nom pluriel — Tame Impala —, reclus dans son studio australien, bricolant dans la solitude des albums qui ont redéfini la pop psychédélique du XXIᵉ siècle. De <em>Innerspeaker</em> (2010) à <em>Currents</em> (2015), il a tout fait : ressusciter les Beatles en version synthétique, injecter du R&amp;B dans la brume psyché, propulser les guitares dans la transe électronique. Il a réconcilié le LSD et la pop radio. Et il l’a fait tout seul, en producteur total, en architecte sonore. Mais voilà : à force de vouloir tout contrôler, Kevin Parker s’est retrouvé prisonnier de sa propre excellence. <em>Deadbeat</em>, son cinquième album, sorti aujourd’hui, en est le symptôme éclatant — celui d’un génie qui doute, d’un perfectionniste fatigué qui tente de retrouver le vertige originel.</p>
<p>Kevin Parker vient de Perth, cette ville isolée d’Australie, coincée entre désert et océan. C’est là qu’il enregistre seul ses premières démos à 19 ans, avant de se faire repérer par Modular Recordings. Avec <em>Innerspeaker</em>, il impose dès 2010 un son hallucinogène, analogique, gorgé de fuzz et de rêve. Deux ans plus tard, <em>Lonerism</em> le consacre en prophète moderne de la solitude : derrière ses claviers, il transforme l’introspection en puissance pop. Mais c’est <em>Currents</em> qui le propulse dans une autre dimension. Porté par « Let It Happen » et « The Less I Know the Better », le disque devient culte — l’un des rares à avoir influencé aussi bien les rockeurs que les producteurs de hip-hop et d’électro. Le paradoxe Parker est né : un artisan du repli qui finit star des festivals, un romantique perfectionniste devenu icône mondiale.</p>
<p>Avec <em>Deadbeat</em>, Kevin Parker voulait un disque plus brut, plus instinctif. Un retour aux origines, disait-il — « <em>danser la lassitude</em> », « <em>trouver la transe dans le vide</em> ». En réalité, on entend autre chose : la fatigue d’un homme qu’on a trop entendu produire pour les autres — Dua Lipa, Travis Scott, The Weeknd, Lady Gaga. La signature Tame Impala est partout, parfois jusqu’à l’épuisement. Alors Kevin Parker s’est isolé à nouveau, dans sa “<em>Wave House</em>” au bord de l’océan Indien, pour composer lentement, sans label sur le dos. Les morceaux ont pris forme entre deux nuits blanches, deux doutes, deux retours de flamme.</p>
<p><em>Deadbeat</em> est un disque suspendu. Les beats technoïdes de « End of Summer », les nappes éthérées dans « Ethereal Connection », la pop sucrée de « Piece of Heaven » : tout semble tourner autour d’un centre vide. Mais c’est peut-être volontaire. Kevin Parker ne cherche plus à séduire, ni même à s’expliquer. Il documente sa propre désorientation. « Loser » est une confession à peine voilée. « Dracula » — coécrit avec Sarah Aarons, et qui a tout d&rsquo;un tube évident — évoque la célébrité comme un monstre qu’il faut nourrir sans cesse. Il y a du spleen dans la brillance, une forme d’élégance dans le décrochage. Et toujours cette même obsession : capter le temps qui fuit, le faire danser, avant qu’il ne s’évapore.</p>
<p>Alors, que reste-t-il du mirage Tame Impala ? Beaucoup, encore. Une science du son inégalée, une oreille d’orfèvre, une sensibilité pop rare. Mais aussi une fragilité nouvelle, touchante, presque libératrice. <em>Deadbeat</em> n’est pas un sommet — c’est une mue. Celle d’un artiste qui a déjà tout fait, tout prouvé, et qui accepte pour la première fois de ne plus maîtriser.</p>
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<p><iframe title="deezer-widget" src="https://widget.deezer.com/widget/light/album/837961612" width="100%" height="300" frameborder="0"></iframe></p>
<blockquote><p>Au final, Kevin Parker n’est plus seulement le gourou psyché qui a fait danser le monde — il redevient un homme, un peu perdu, un peu libre. Et c’est peut-être là, dans ce déséquilibre magnifique, que renaît enfin Tame Impala.</p>
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<h6>Nouvel album <em>Deadbeat</em> maintenant disponible — Tame Impala sera en tournée mondiale en 2026 et notamment à la LDLC Arena de Lyon le 10 avril 2026 (COMPLET) et à l&rsquo;Accor Arena de Paris le 3 mai 2026 (COMPLET).</h6>
</blockquote>
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