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	<title>Archives des Rosalía - singulier magazine</title>
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	<title>Archives des Rosalía - singulier magazine</title>
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		<title>Avec « LUX », Rosalía se mue en messagère de la ferveur moderne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Piraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 08:39:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Album]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Rosalía]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rosalía n’est pas qu’une artiste pop : elle est une épiphanie. Une force tellurique née en Catalogne, nourrie au flamenco, révélée par l’électro, transcendée par la foi. Depuis ses débuts, Rosalía Vila Tobella n’avance pas : elle s’élève. Chaque album est une mue, chaque projet une révélation. Elle chante comme on prie, compose comme on&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Rosalía n’est pas qu’une artiste pop : elle est une épiphanie. Une force tellurique née en Catalogne, nourrie au flamenco, révélée par l’électro, transcendée par la foi. Depuis ses débuts, Rosalía Vila Tobella n’avance pas : elle s’élève. Chaque album est une mue, chaque projet une révélation. Elle chante comme on prie, compose comme on peint une fresque, danse comme on conjure les démons. Et avec <em>LUX</em>, son quatrième album sorti ce matin et annoncé comme un événement, elle atteint une forme de transfiguration — entre ferveur mystique, exaltation charnelle et audace pop absolue.</p></blockquote>
<p>Née en 1992 dans la banlieue de Barcelone, Rosalía a grandi entre Camarón de la Isla et Lauryn Hill, entre les processions andalouses et les clips MTV. Elle apprend très tôt que la voix est une arme, et que la tradition, loin d’être une cage, peut devenir un tremplin. Formée à l’École supérieure de musique de Catalogne, elle y étudie le flamenco avec un sérieux d’académicienne, apprenant les règles pour mieux les briser. Son premier album, <em>Los Ángeles</em> (2017), dépouillé et spectral, l’impose comme une héritière moderne des chants sacrés — déjà hantée par la mort, la pureté et le dépouillement.</p>
<p>Mais c’est <em>El Mal Querer</em> (2018) qui la propulse au rang de phénomène mondial. Inspiré d’un roman médiéval, ce disque conceptuel fusionne flamenco, trap et avant-garde dans un mélange d’une audace folle. Rosalía y mêle les codes de la liturgie et ceux des clubs, le sacré et la sueur, la douleur et le désir. L’album fait d’elle une icône pop sans équivalent, capable d’imposer au monde une œuvre en espagnol et d’en faire un manifeste esthétique planétaire.</p>
<p>Trois ans plus tard, <em>Motomami</em> (2022) pulvérise toutes les frontières : collage de sons, d’images, d’idées, d’exubérances. Entre reggaeton déstructuré et ballades spirituelles, Rosalía y explore la féminité, la célébrité, le chaos et la liberté. C’est une explosion de sincérité et de contrôle, un autoportrait où la transformation est devenue son credo.</p>
<p>Et puis vient <em>LUX</em> (2025). Un titre simple, immense : la lumière. Celle du divin, de la création, de la résilience. Après l’éclat néon de <em>Motomami</em>, Rosalía choisit la clarté du vitrail. Enregistré avec le London Symphony Orchestra, chanté en treize langues, ce nouvel album s’élève comme une cathédrale sonore. Dix-huit morceaux dans la version physique (dont « Jeanne » en hommage à Jeanne d&rsquo;Arc dans lequel Rosalía s&rsquo;essaye au français), quinze dans la version digitale, un orchestre liturgique, des chœurs d’enfants, des voix qui s’entremêlent du sicilien au mandarin. <em>LUX</em> est à la fois un opéra mystique, un manifeste féministe et une déclaration d’amour universelle.</p>
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<div class="flex-video widescreen youtube" data-plyr-embed-id="htQBS2Ikz6c" data-plyr-provider="youtube"><iframe title="ROSALÍA - Berghain (Official Video) feat. Björk &amp; Yves Tumor" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/htQBS2Ikz6c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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<p>Rosalía y rend hommage aux figures de saintes et de divas, de Jeanne d’Arc à Olga de Kiev, de Rosalie de Palerme à Björk, sa marraine spirituelle, invitée sur le disque. Elle y célèbre la foi comme force d’émancipation, la spiritualité comme résistance, la vulnérabilité comme puissance. « <em>J’ai toujours eu une relation intime avec Dieu, mais ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai eu la force de lui consacrer un album</em> », confie-t-elle. À travers ces figures féminines de feu et de sacrifice, elle interroge la dévotion, le pouvoir et la grâce.</p>
<p><em>LUX</em> est un disque-monument. On y entend le souffle d’un oratorio moderne, où les arrangements classiques côtoient des pulsations organiques et des textures de pop céleste. Le morceau « Berghain », premier extrait, donne le ton : une symphonie affolée, un orage baroque lancé à pleine vitesse, entre drame et extase. L’audace du titre – tout comme sa sensualité démesurée – illustre la volonté de Rosalía de repousser les limites de la pop sans jamais la renier. Elle ne cherche pas la provocation, mais la transcendance.</p>
<p>Derrière l’ampleur orchestrale, il y a toujours la chair. La voix, nue, flamboyante, parfois presque douloureuse, se fait tour à tour prière, incantation, cri d’amour. Rosalía est à la fois la prêtresse et la pécheresse, la narratrice et la narrée. Dans « Mio Cristo Piange Diamanti », elle chante en sicilien une passion charnelle pour Dieu ; dans « La Perla », elle glisse un humour tendre et ironique, rappelant que même la sainteté peut avoir un éclat de rouge à lèvres.</p>
<p>Avec <em>LUX</em>, Rosalía franchit une frontière que peu d’artistes osent même approcher : celle où la pop cesse d’être un langage pour devenir une liturgie. Son album n’est pas seulement ambitieux — il est total. Il confirme ce qu’on pressentait depuis <em>El Mal Querer</em> : Rosalía n’est pas une pop star comme les autres, mais une artiste-monde, une créatrice qui pense en architectures, en mythes, en continents. Là où d’autres calculent, elle risque ; là où d’autres se protègent, elle s’expose ; là où d’autres cherchent un tube, elle cherche une vérité.</p>
<p>Son œuvre est à la fois profondément européenne et radicalement contemporaine : une synthèse impossible entre liturgie et reggaeton, entre Bach et Björk, entre les pleurs du flamenco et les visions de l’avenir. En la voyant sur scène, vêtue de noir, les bras écartés comme une madone numérique, on comprend : Rosalía ne chante pas le monde — elle le recrée.</p>
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<p><iframe title="deezer-widget" src="https://widget.deezer.com/widget/light/album/851013072" width="100%" height="300" frameborder="0"></iframe></p>
<blockquote><p>Ce qui rend Rosalía singulière, c’est cette capacité à faire dialoguer l’intime et l’universel, le sacré et le profane, la technique et la transe. Elle incarne le XXIᵉ siècle dans sa tension la plus brûlante : celle d’une humanité qui cherche Dieu à travers les écrans et la musique. À chaque disque, elle renaît autrement. Et avec <em>LUX</em>, elle s’élève, littéralement, vers une forme de clarté totale. Rosalía ne se conforme jamais. Elle se transforme, encore et encore. Et avec <em>LUX</em>, son dernier album en date, elle prouve une fois de plus que son territoire n’est ni l’Espagne, ni la pop, ni l’époque : son territoire, c’est le sublime.</p>
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<h6>Nouvel album <em>LUX</em> disponible — Rosalía sera en tournée mondiale en 2026, notamment le 16 mars 2026 à la LDLC Arena de Lyon-Décines et les 18 &amp; 20 mars 2026 à l&rsquo;Accor Arena de Paris. Réservations en points de vente habituels.</h6>
</blockquote>
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