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	<title>Archives des Florence + The Machine - singulier magazine</title>
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		<title>« Everybody Scream » : le cri de Florence + The Machine revenue d&#8217;entre les morts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Piraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 09:24:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Album]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Florence + The Machine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des artistes dont chaque disque ressemble à une mue. Florence Welch, elle, renaît à chaque douleur. Depuis ses débuts tonitruants avec Lungs en 2009, la prêtresse rousse de la pop mystique n’a cessé de transformer ses tourments en liturgie, ses fêlures en incantations. Avec Everybody Scream, sorti ce matin, elle signe l’œuvre&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://www.singuliermagazine.fr/critique/everybody-scream-la-voix-de-florence-and-the-machine-revenue-dentre-les-morts/">« Everybody Scream » : le cri de Florence + The Machine revenue d&rsquo;entre les morts</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.singuliermagazine.fr">singulier magazine</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Il y a des artistes dont chaque disque ressemble à une mue. Florence Welch, elle, renaît à chaque douleur. Depuis ses débuts tonitruants avec <em>Lungs</em> en 2009, la prêtresse rousse de la pop mystique n’a cessé de transformer ses tourments en liturgie, ses fêlures en incantations. Avec <em>Everybody Scream</em>, sorti ce matin, elle signe l’œuvre la plus viscérale et la plus incarnée de Florence + The Machine — un album où la survie devient art, et la catharsis, un rituel.</p></blockquote>
<p>C’est d’un gouffre que naît <em>Everybody Scream</em>. En plein concert à l’été 2023, Florence Welch s’effondre, victime d’une rupture de trompe liée à une grossesse extra-utérine. Hospitalisée d’urgence, elle frôle la mort, puis remonte lentement à la surface. Deux ans plus tard, elle transforme cette traversée en un disque d’une intensité brute, guidée par une seule idée : retrouver la voix quand le corps s’est tu. <em>Everybody Scream</em> devient donc ce cri refoulé, cette libération primale. Non pas une plainte, mais un exorcisme.</p>
<p>Entre sorcellerie et survie, Florence Welch a toujours flirté avec le surnaturel, mais jamais son art n’a semblé aussi hanté — ni aussi ancré. Si <em>Dance Fever</em> flirtait avec la mythologie du corps en transe, <em>Everybody Scream</em> plonge dans le folk horror intime, inspiré autant par les rituels païens que par les cicatrices physiques. Pour survivre, elle s’invente ses propres guérisons : lecture de Mary Shelley, de mythes celtes, bains de pétales, études au Warburg Institute. L’album devient un grimoire sonore où chaque morceau est une offrande, un charme, une colère.</p>
<p>Avec Mark Bowen (d’Idles) à la production, Florence greffe à sa pop baroque des dissonances punk, une urgence électrique qui tranche avec la somptuosité gothique de ses précédents albums. <em>Everybody Scream</em> est plus âpre, plus nerveux, mais toujours traversé de cette beauté sauvage qui lui est propre — ce moment où la tempête se met à chanter. Sur le plan sonore, l’album surprend. Les orchestrations luxuriantes cèdent la place à des textures plus brutes, des guitares tranchantes et des beats industriels. L’apport de Mitski et d’Aaron Dessner (The National) ajoute des nuances de mélancolie digitale à cette architecture hantée. <em>Everybody Scream</em> évoque parfois PJ Harvey, parfois Kate Bush, mais reste, toujours, indiscutablement Florence : théâtrale, excessive, sublime. Les morceaux fonctionnent comme des chapitres d’un conte païen contemporain, où la peur et la foi s’embrassent. C’est un disque de feu et de terre, de cris et de murmures, d’instinct et d’intelligence.</p>
<p>Il y a dans cet album une réconciliation lente et douloureuse avec le corps — ce corps qu’elle a martyrisé par la scène, la boisson, la perfection, puis qu’elle réapprend à respecter. Sur <em>Everybody Scream</em>, la voix n’est plus seulement un instrument céleste : elle devient chair, souffle, pulsation. Les crescendos mythiques de Florence + The Machine, ces vagues d’émotion quasi sacrées, se font plus contenus, plus précis, mais toujours ravageurs. Là où <em>Ceremonials</em> exaltait la transcendance, <em>Everybody Scream</em> célèbre la résistance.</p>
<p>La scène, pour Florence, reste le seul lieu où les règles se dissolvent. Elle y est « terrifiante », dit-elle avec un sourire, mais aussi libre. <em>Everybody Scream</em> raconte cette dualité : la scène qui sauve autant qu’elle dévore. Dans la chanson-titre, la chanteuse érige le cri comme une délivrance collective — un exutoire partagé entre elle et son public. Un concert, c’est une église agnostique. Dans ce temple sans dieu, Florence Welch ofﬁcie comme une prêtresse flamboyante, convoquant l’esprit des morts et la ferveur des vivants dans le même souffle.</p>
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<p><iframe title="deezer-widget" src="https://widget.deezer.com/widget/light/album/845711302" width="100%" height="300" frameborder="0"></iframe></p>
<blockquote><p>Au fond, ce disque parle de lien. Florence Welch écrit pour « étreindre sans être là », pour que sa voix devienne refuge. <em>Everybody Scream</em> ne cherche pas à consoler, mais à accompagner : à dire que la douleur peut être sacrée, que la peur peut danser, que la mort n’est pas un mur mais un passage. Et si, comme elle le dit, <em>Dance Fever</em> était un conte de fées, alors <em>Everybody Scream</em> est son film d’horreur — celui d’une femme qui revient d’entre les morts, couverte de cicatrices, un micro dans la main, prête à transformer la fureur en lumière. Tout simplement brillant !</p>
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<h6>Nouvel album <em>Everybody Scream</em> disponible — Florence + The Machine sera en concert à l&rsquo;Accor Arena de Paris le 22 février 2026 (COMPLET).</h6>
</blockquote>
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