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Benson Boone : il a vraiment du Styles !

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Benson Boone : il a vraiment du Styles !

Benson Boone n’est pas qu’un autre chanteur pop qui monte. Il incarne une génération à l’aube d’une ère où charisme, storytelling émotionnel et esthétisme viril — mais vulnérable — comptent autant que les refrains calibrés. Oui, il emprunte des chemins déjà foulés par Harry Styles, mais il les creuse à sa façon. Analyse de l’ascension d’un artiste qui perce — parfois malgré lui — pendant les absences, avec un retour qui prouve qu’il n’est pas qu’un phénomène de plateforme.

Benson Boone se fait connaître en 2021 via un mix de TikTok et une apparition sur American Idol — mais il abandonne le show. Il rejette le format standard, ce qui en dit long : il veut que sa valeur ne se jauge pas à ce qu’on peut lui demander sur scène télévisée, mais à ce qu’il crée. Signer chez Night Street / Warner Records avec Dan Reynolds comme parrain artistique lui donne un point de départ sérieux, mais ce qui le propulse vraiment, ce sont ses premiers singles « Ghost Town », « In the Stars » et surtout « Beautiful Things ». Ce n’est pas un hit flash, c’est une montée en puissance — une chanson qui trouve son public, le touche longuement.

Les critiques tâclent Benson Boone de ressembler (un peu trop) à Harry Styles. Ce n’est pas faux. Ils partagent un sens du spectacle qui ne sacrifie pas l’émotion. Benson Boone, comme Harry Styles, alterne entre morceaux intimes et moments de pop flamboyante ; il sait aussi se jouer du costume – le look, la mise en scène, l’esthétique virile douce (moustache, looks audacieux, torse parfaitement épilé et musclé) jouent un rôle dans sa construction de star. Côté écriture, l’amour, la douleur, la nostalgie sont traités sans fard, souvent avec autodérision et vulnérabilité. Harry Styles l’a fait, Benson Boone le fait aussi — dans ses ballades, ses paroles personnelles, ses textes qui parlent de ce qu’on ressent, pas seulement ce qu’on vend.

À ce stade, Benson Boone n’est pas encore ce grand showman rodé à tous les excès. Sa voix, bien que puissante, conserve encore une fragilité, un côté confessionnel palpable — il ne se permet pas toujours le verbe flamboyant, mais plutôt le murmure poignant. Son écriture semble moins polie, moins dominée par des références high-fashion ou flamboyantes, mais plus ancrée dans ce que ressent une génération digitale : réseaux sociaux, solitude, attentes contradictoires, désir d’authenticité dans un monde de façade.

Le deuxième album de Benson Boone, American Heart (2025), s’inscrit dans une logique bien huilée. Benson annonce des projets non par saturation, mais par moments forts — des singles qui frappent, une production soignée, des ponts sonores entre ballades et pop/rock, un sens accru de la dramaturgie. L’album montre surtout qu’il sait écrire : « Mr Electric Blue », « Mystical Magical », etc., portent des ambitions de grandeur, des influences rock ou rétro assumées, une recherche esthétique au-delà du simple tube. Il monte dans les charts, s’impose dans les classements internationaux. Mais les critiques notent aussi que l’album peine parfois à surprendre : certaines chansons semblent marcher sur les traces de styles déjà existants, des formules qui fonctionnent plutôt que des ruptures sonores. Et dans certains marchés (par exemple en France, selon classements des singles), il ne parvient pas toujours à capturer l’attention de la vague pop locale de la même façon qu’il le fait aux États-Unis ou au Royaume-Uni.

En enchaînant malgré tout les productions calibrées avec des producteurs solides, il trouve le juste équilibre entre introspection et drive pop/rock, et montre sa capacité à construire des titres qui montent lentement mais durablement dans les charts. Côté scène, il explose. Il investit chacune de ses performances, concerts, festivals, shows importants type Coachella. Son charisme, ses costumes, sa plastique, autant de cartes qui contribuent à construire ce statut d’icône montante.

 

Ça vient de sortir

Alors, oui, Benson Boone a du Styles — mais Benson Boone, c’est lui-même. Dire que Benson Boone est une pâle copie de Harry Styles pour la génération TikTok est injuste. Oui, il partage des traits communs avec l’artiste Britannique — le même sens du spectacle, une écriture romantique, une esthétique flamboyante — mais il ne copie pas : il puise dans ses propres contradictions, ses propres émotions, dans un temps où l’émotion compte autant que le hit. C’est là sa véritable puissance.

 

Nouvel album American Heart disponible — Actuellement en tournée mondiale et notamment à l’Accor Arena de Paris le 13 novembre 2025 (COMPLET).

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